RENAULT ET ALPINE

 

 Plus jeune concessionnaire Renault de France, Jean Rédelé crée à Dieppe en 1955 la société des automobiles Alpine (le logo, un A stylisé, évoque les pics alpins). Le premier modèle fut une berline habillée, et ce fut une première, d'une carrosserie en résine de verre sur une mécanique de Renault 4 CV : c'était l'A 106.  Les succès remportés en rallye amenèrent l'entreprise à développer des modèles toujours plus efficaces en collaboration de plus en plus étroite avec Renault qui fournissaient les éléments mécaniques. Renault finit par racheter Alpine en 1973 et l'entreprise devint Alpine-Renault. C'est également en 1973 qu'Alpine enleva le titre de champion du monde des rallyes en remportant 7 des 13 épreuves de la saison. Alpine assura d'ailleurs longtemps l'image sportive du losange. 

 

Toutefois face à des ventes en déclin et une image qui avait vieillie, Renault décida en 1995 de supprimer la marque Alpine au profit de Renault Sport.

 

Voir directement les :

        Alpine A106     Alpine A108     Alpine A110          Alpine A310        Alpine V6 GT        Alpine A610

 

 

(Voir les 32 Alpine d'un clic)

 

Alpine A 106 (1956-1961)

     

     Fils du concessionnaire Renault de Dieppe, Jean Rédélé rêve de créer une voiture sportive à partir de la 4 CV. Dès janvier 1955, un nouveau modèle est en production dans les ateliers de Dieppe : le Coach A 1O6. Coach car il dispose de 2 portes et 4 vitres latérales. Il s'agissait en fait d'une petite berlinette "fastback". Présenté au public au salond e Paris 1955, il sera diffusé sous le nom de "Coach Mille Miles" en raison des bonnes performances obtenues par Jean Rédélé dans la grande épreuve routière italienne. Le Coach peut recevoir deux types de moteur : le 21 ch normal et une version poussée à 38 ch. Le code A106 indique la présence de moteurs de la série 1062 de la 4CV.

A partir de 1958, le Coach peut recevoir des mécaniques héritées de la Dauphine. Sa référence devient alors "A108" (moteurs de la famille 1080) tandis que les Coach à mécaniques dérivées de la 4CV restent des "A106".  La production des coach s'arrêtera en 1961 après 300 modèles fabriqués pour laisser la place à la mythique A110.

 

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Alpine A106 Coach 1956

 

 

 

Miniature Norev (2006)

 

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Alpine A106 Tour de France 1958

 

Le Tour de France Auto, l'une des épreuves reines de la compétition automobile des années 50, faisait parcourir aux participants plus de 6000 kilomètres en 8 jours. Il fallait, sur cette courte période, y disputer 10 épreuves, dont six sur circuit fermé, ce qui explique qu'elle était une des courses les plus difficiles de l'époque, une bonne partie des équipages abandonnant en cours de route tant les mécaniques et les hommes étaient sollicités.

L'édition 1958, ne fait pas exception à la règle puisque seuls 37 concurrents finiront à Pau lors de la dixième épreuve sur les 113 engagés au départ. Les Ferrari 250 GT sont largement favorites et remporteront d'ailleurs l'épreuve.

 

L'équipage Michy-Rambaud, pour sa part s'engage à bord d'une Alpine A106, qui forte de ses ... 60 ch ne peut prétendre à la victoire. Faisant preuve d'une belle régularité à défaut de grandes performances, ils finiront tout de même 13ème au général et sauront même mieux se placer au classement à l'indice de performance en finissant 4ème.  L'A106 aura au final fait preuve d'une belle fiabilité et d'excellentes aptitudes sportives en terminant plus qu'honorablement cette compétition.

 

Miniature "Alpine et Renault Sportives / Hachette Collection" N°3 base Norev (2007)

  Rallye

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Alpine A106 Coach Mille Miles 1960

 

Le modèle reproduit est une A106 de 1960 du fait de l'absence de grilles d'entrée d'air sous les phares, supprimés au millésimes 1960. On le remarque aussi à la forme du pare-brise, aux coins supérieurs plus carrés qu'à l'origine (jusque 1957), où on s'était contenté de reprendre une lunette arrière de .... Frégate. 

 

Miniature "Renault Collection / M6" N°36 base Norev (2006)

 

Alpine A 108 (1958-1965)

     

     L'A108 est en fait une A106 qui, à partir de 1958, put recevoir des mécaniques héritées de la Dauphine. Sa référence devient alors "A108" car utilisant des moteurs de la famille 1080 tandis que les Coach à mécaniques dérivées de la 4CV restent des "A106". Les A108 Coach seront retirées du catalogue au millésime 1961 alors que le cabriolet sera disponible jusqu'en 1965. 

 

236 exemplaires seront fabriqués dans les locaux d'Escobrie, filiale à Brie-Comte-Robert des établissements Escoffier (beau-père de Jean rédélé) puis à Dieppe, à partir de la fin 1959. 

     

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Alpine A108 1960

                   

    Premier cabriolet d'Alpine, elle a pour vocation d'élargir la gamme Alpine et conquérir ainsi d'autres clients que les pilotes amateurs purs et durs adeptes du coach, pas assez nombreux pour pérenniser l'entreprise. Dessiné par le styliste Giovanni Michelotti, il entre officiellement au catalogue en octobre 1957 ... sous la référence A106.

 

En effet de 1958 à 1960, le cabriolet est équipé des moteurs A106, peu d'exemplaires seront fabriqués. A partir du salon 1959, le cabriolet dispose des mêmes choix de motorisation que le Coach. Les modèles équipés du moteur 1062 portent la référence "A106" tandis que ceux qui reçoivent la mécanique de la Dauphine portent le nom A108. A partir du millésime 1961, les coach disparaissent et seuls subsistent les motorisations issues de la Dauphine pour le cabriolet.

 

Son avant est modifié à partir du salon de 1960, il préfigure la Berlinette avec ses phares placés sous un profilage. Les feux arrières sont ceux de la Dauphine, tête en bas. L'année suivante, la désignation officielle devient Cabriolet Sport.

 

Petite pour être légère, elle proposait de bonnes performances malgré un moteur de 40 ch SAE. Elle sera au catalogue des millésimes 1960 à 1964.      

  

 

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Miniature Renault Collection / M6 N°45 base Norev (2006)

 

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Alpine A108 Coupé 2+2 1961

                   

    

  Environ 100 exemplaires seront fabriqués de 1960 à 1962. Elle visait à étendre la clientèle au delà des plus sportifs. Il fut remplacé par l'A108 GT4 en 1962.

 

 

 

Miniature Renault Collection / M6 N°52 base Norev (2007)

 

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Willys Interlagos 1966

 

 Pour faciliter le développement de sa société, Jean Rédélé a rapidement vendu des licences de fabrication de ses voitures dans plusieurs pays. Elle s'appelleront Fasa en Espagne, Bulgaralpine en Bulgarie, Dinalpin au Mexique et Willys Interlagos au Brésil. 

 

Produite de 1961 à 1967 par Willys Overland Do Brasil (le fabricant des célèbres Jeep), cette version brésilienne de l'A108 fut dénommée Interlagos, du nom de l'autodrome près de Sao Paulo, pour renforcer l'image "nationale" de la voiture car en réalité, rien ne la distingue de ses sœurs françaises à part l'absence du logo Alpine. Willys propose l'Interlagos sous forme de berlinette, de coupé et de cabriolet. Très vite, elle entame une carrière sportive du fait de ses qualités d'agilité et de nervosité. Cette gamme connaîtra un beau succès commercial qui ne se démentira pas. Pourtant,en 1967 Willys Overland Do Brasil est racheté par Ford qui continuera la fabrication des Jeep Willys mais stoppera net celle des Interlagos. 

 

Environ 1500 voitures, tous modèles confondus, seront tout de même fabriqués au Brésil entre 1961 et 1967, soit plus de 6 fois celle des A108 en France.

Les retombées financières de la licence brésilienne permettront en outre à Jean Rédélé de monter un programme "Le Mans" pour 1963 pour lequel le M63 verra le jour.

 

Miniature Hachette collection "Alpine et Renault sportives" N°8 base Universal Hobbies (2007)

Les Exotiques

Alpine A 110 (1963-1978)

     

     Fruit de la passion, la Berlinette Alpine est née de l'imagination de Jean Redelé. Présentée au salon de Paris 1962, l'A 110 avait été développé à partir du cabriolet A108. Elle fut équipée au départ d'un moteur de 55 ch dérivé de la R 8 et élaboré par Amédée Gordini. C'est d'ailleurs ce nouveau moteur qui amena Alpine à changer son A106. En effet, le moteur de la R8 était de plus grosse cylindrée et plus puissant que celui de la 4CV, cela entraîna donc des modifications dans la carrosserie qui fut agrandie. L'A110 était née.

Dotée en 1968 du 1600cm3 de la R16 TS, la Berlinette confirme sa réputation de grande spécialiste de la glissade. Empruntant la plupart de ses composants mécaniques aux Renault de série mais faisant preuve d'une agilité diabolique, la voiture accumule les succès en rallye.

Les changements et améliorations furent constantes sur ce modèle à tel point que leur identification est aujourd'hui difficile. Le seul point commun entre les multiples modèles de berlinettes était leur châssis en acier au molybdène et leur carrosserie en polyester. Les moteurs provenaient des différents modèles Renault, de la R8 jusqu'à celui de plus grande taille de la R16 TS, ce qui rend difficile de définir une version standardisée d'autant plus que le client pouvait choisir le moteur, la boîte de vitesse, les pneumatiques ainsi que différents kits pour individualiser sa voiture selon ses goûts.  La production s'arrêtera en 1978 avec 7176 exemplaires vendus. La Berlinette restera le véhicule emblématique de la marque Alpine. 

 

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Alpine A110 Tour de Corse 1969

 

 Alpine avait engagé 6 berlinettes Gr. IV pour ce Tour de Corse 69 avec la ferme intention de le remporter pour la troisième fois consécutive. L'une d'elle, la N° 57, sera pilotée par Jean Claude Andruet qui se bat contre Gérard Larousse sur Porsche pour le titre de champion de France des rallyes. Longtemps en tête de la course, Andruet sera victime d'une crevaison à cause d'une touchette à mi-course. Il accumulera un retard qu'il ne saura plus combler. Les autres Alpine connaîtront aussi des difficultés. Ce sera donc Gérard Larousse qui remportera cette épreuve. Cette déconvenue n'empêchera pas Jean-Claude Andruet d'être sacré en fin de saison champion de France des rallyes 1969.

 

Miniature Hachette collection "Alpine et Renault sportives" N°1 base Universal Hobbies (2007)

  Rallye

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Alpine A110 Tour de Corse 1969

 

 

 

Miniature Hachette collection "Alpine et Renault sportives" N°1 base Universal Hobbies (2007)

  Rallye

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Alpine A110 cabriolet 1970

 

 

 

Miniature Verem emballage Renault (1995)

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Alpine A110 Monte Carlo 71

 

 En charge du service course de Renault dès 1968, l'équipe Alpine accélère le rythme avec l'avènement de la version 1600S deux ans plus tard; Elles remporteront une victoire historique au Monte Carlo en 1971, puis seront sacrées championnes du monde des rallyes en 1973

 

Miniature CEC N°1030 (1991)

  Rallye

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Alpine A110 Coupe des Alpes 1971

 

Pour la 31ème et dernière édition de la Coupe des Alpes, rallye de haut niveau réputé et avant-dernière manche du calendrier européen, Alpine engage 5 voitures d'usine en Gr. IV (Grand Tourisme Spécial) même si le titre de champion d'Europe des rallyes constructeur lui est déjà acquis. A cela s'ajoutent 6 voitures privées. Alpine représente alors 1/3 du plateau engagé (34 concurrents au total).

 

C'est Bernard Darniche qui remportera le rallye s'imposant pour la première fois se sa carrière dans un rallye international. Vinatier remporte pour sa part sa troisième Coupe des Alpes après celles de 1968 et 1969 déjà sur Alpine. Il décroche ainsi la fameuse Coupe d'Or attribuée aux pilotes ayant réussi à gagner 3 Coupes des Alpes consécutives (il n'y avait pas eu ce rallye en 1970). Il sera le seul français à décrocher ce titre convoité qui n'avait été gagné jusque-là que par deux autres pilotes. Il faut noter que plusieurs concurrents pouvaient se voir attribuer la Coupe des Alpes la même année à condition qu'ils soient classés dans la marge des 2% par rapport au temps du vainqueur à l'arrivée.

 

Miniature Hachette collection "Alpine et Renault sportives" N°13 base Universal Hobbies (2008)

  Rallye

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Alpine A110 1600 Team Aseptogyl Tour de France 1971

 

 Robert Neyret , dentiste et rallyman, crée la marque de pâte à dentifrice Aseptogyl. Pour se faire connaître et émerger sur un marché détenu à 98% par de grandes marques, il trouve l'idée, non pas de faire de la pub, mais de créer une écurie automobile. Il prend la meilleure voiture du moment, l'A110 et la confie à des équipages féminins exclusivement, encore dans un souci de différenciation.

Pourquoi cette déco ? "Le dentifrice c'est pour la bouche; la bouche est rose et les lèvres sont rouges; nos autos seront de cette couleur" décide Bob Neyret. 

 

La première participation date de 1971. Les rallyes sont choisis en fonction du profil de l'épreuve mais aussi de la possibilité de monter une opération de merchandising dans les grandes surfaces proches du lieu de départ. L'assistance est assurée par 2 breaks R12, roses aussi, prêtés par Galtier, le concessionnaire de Grenoble.

 

Le succès est double dès la première année. Les résultats sportifs sont très bons et la notoriété s'envole du fait de l'engouement du public pour cette équipe pas comme les autres. La notoriété continuera de croître ensuite avec l'arrivée d'un sponsor de taille, RTL qui quittera l'aventure en 1973. 

 

En tout, l'écurie consommera une vingtaine d'Alpine, neuves, d'usine ou d'occasion, de 1971 à 1976, dernière année des filles aux Alpines roses. Les résultats seront à chaque fois au rendez-vous enlevant assez souvent la Coupe des Dames. 

 

Le modèle de 1971 est une berlinette 1600 S Groupe III ex-usine. Elle sera pilotée par Claudine Trautmann qui finira à la 29ème place et 2ème place féminin.

 

Miniature Hachette collection "Alpine et Renault sportives" N°7 base Eligor avec ajout d'une planche de décals rallye-miniatures.com (2007). A l'origine, il s'agit du modèle de présentation transformé en véhicule du Tour de France Auto 1971.

  Rallye

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Alpine A110 1973

 

 Couleur jaune. 

 

Miniature Universal Hobbies emballage Renault (2003)

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Alpine A110 1600 S 1973

 

 Au sommet de la gamme, la 1600S était une version modérée d'un modèle de compétition avec un moteur de 138 ch. Elle pouvait atteindre 215 km/h. 

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Miniature Altaya collection "Nos chères voitures d'antan" N°59 base Ixo (2006)

 

Alpine A 310 (1971-1985)

 

     Version route tirée de l'A 110, l'A 310, lancée le 11 mars 1971 au salon de Genève, compléta la gamme Alpine et tenta d'aller concurrencer la Porsche 911 en proposant une voiture dans le style "Grand Tourisme". Le modèle de série avait perdu la lunette arrière recouverte d'ailettes horizontales du prototype du fait d'un refus d'homologation du service des mines. Il fallut alors la remplacer par une lunette dont la courbure finale s'avéra compliquée . Elle ne disposait pas de coffre du fait de la roue de secours dans la partie avant et du moteur à l'arrière, ce qui gênera une clientèle adepte des GT mais avec un minimum de volume de chargement pour partir en week-end. 

 

En mai 1973, Alpine lança une version à moteur injection Bosch D Jetronic baptisée A 310 VF. Elle se distinguait du modèle précédent par ses entrées d'air type NACA qui ne situaient plus sous le pare-brise mais à l'avant des extrémités des ailes. 

 

Une version GTX, qui utilisait le moteur de la R16 TX de 95 chevaux et vendu à un prix plus bas pour attirer une clientèle plus modeste fut proposée en 1975 pour maintenir les ventes en attendant la sortie de la version V6 plusieurs fois retardée. Cette version ne présentait pas le profil chromé situé sur la bande supérieure de caoutchouc des pare-chocs. 

 

Le succès apparut réellement avec la version V6 et les premiers succès en compétition. L'inscription Alpine Renault devint à partir de 1977 Renault Alpine. Une dernière version, le modèle V6 GT apparut en 1982 avant que la production ne s'arrête en juillet 1984 après 12000 exemplaires produits pour laisser la place à l'Alpine V6 GT

 

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Etude Alpine A 310 - moteurV8 Gordini 3 litres - 1968

 

Lors de la génèse de l'A310, l'idée la plus folle des porteurs du projet avec à leur tête Jean Rédélé, fut au départ de la doter d'un moteur V8 3 litres de 312 ch. Une maquette au 1/5ème, réalisée d'après les dessins de Michel Béligond, verra le jour. Le style de la carrosserie diffère du projet de base. Avec cette étude, Les concepteurs voulaient un moteur de course fait pour les 24 heures du Mans dans une voiture faite pour rouler tous les jours. C'était aussi le moyen de pouvoir lutter efficacement contre le rival désigné : Porsche. Mais Renault avait d'autres idées pour le moteur de la future A310, à savoir le 4 cylindres issu de la Berlinette 1600. Son but était d'équiper le modèle d'un moteur facilement industrialisable, pas trop onéreux, ce qui n'était pas le cas du V8. La maquette de l'Alpine A310 à moteur V8 sera alors définitivement abandonnée, sans même qu'un prototype, même statique ne soit construit.

 

Miniature "Alpine et Renault Sportives / Hachette Collection" N°9 base Eligor (2007)

  Concept-car

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Alpine A310  1972

 

Elle dispose pour sa première version (type 1600 VE) d'un moteur 4 cylindres en ligne de 1605 cc provenant de la R16 TS et développant 125 Ch. Elle arborait un avant moderne avec sa batterie de 6 phares couverts, protégés par un couvercle en plastique. A l'arrière, elle reprenait les feux de la R 12. Elle pouvait atteindre la vitesse maxi de 210 km/h. 

En 1974, le moteur à injection de la R17 Gordini de 127 ch est également disponible (Type 1600 VF). Renault propose même en 1976 une version à moteur 1647 cc à carburateur, plus économique et moins puissant avec 93 ch issu de la R16 TX (Type 1600 VG). Ces versions ne satisferont toutefois pas assez la clientèle qui veut une voiture puissante, L'A310 ne peut se contenter des moteurs de la Berlinette, elle est plus lourde. Le problème sera résolu en 1976 avec l'arrivée de la version V6, qui sonnera le glas des modèles à moteur 4 cylndres. Au total 2038 exemplaires seront fabriqués entre 1971 et 1976, date de l'arrêt de la production de cette version. 

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Miniature Altaya collection "Nos chères voitures d'antan" N°54 base Ixo (2006)

 

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Alpine Renault A310 1800 Monte Carlo 1975

 

Renault décida dès 1974 de faire courir des A310 en rallye.  Dotée d'un moteur 1795cc, elle développe 175 ch. Hélàs, Elle est beaucoup plus lourde que sa devancière, l'A110 (+ 200 kg). Elle est donc logiquement moins agile et moins performante. Renault se rendit compte dès le début qu'elle ne pouvait espérer se faire une place sur la scène internationale. La décision de la lancer en course fut donc davantage politique. Il s'agissait en effet d'occuper le terrain avant la sortie de la version V6, devant contrer les Lancia Stratos.  Au Monte Carlo 1975, l'A310 était menée par l'équipage J-L Thérier - M. Vial. Ils durent se retirer suite à une sortie de route. Le moteur évolua un peu la même année pour passer à 210 ch mais le choix de Renault de se lancer en F1 aboutit à l'annulation des programmes de développement de l'A310 1800. Son palmarès sera plus brillant avec le moteur V6. 

 

Miniature Altaya Collection "Rallye Monte Carlo les voitures mythiques" N°21 base Ixo (2006)

  Rallye

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Alpine Renault A310 Monte Carlo 1976

 

Miniature Ixo avec emballage Renault (2007)

  Rallye

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Alpine A310 V6 1976

 

 Renault tentera d'enrayer un début de carrière difficile avec la présentation au salon de Paris 1976 de la version à moteur 6 cylindres en V de 150 ch hérité de la R30 et permettant à la voiture d'atteindre les 225 km/h. Ce sera l'occasion de lui faire un petit lifting, elle perdra alors les 6 phares de façade pour laisser place à un avant plus discret et plus fin à 4 phares. On installa de nouveaux clignotants et on supprima la prise d'air type NACA qui caractérisait les premiers modèles. Un spoiler prend place sous le nez pour améliorer l'appui à haute vitesse et à l'arrière un becquet est installé en bas de la lunette. La roue de secours trouva enfin place à l'arrière en devenant gonflable, ce qui permis de proposer un petit coffre à l'avant. L'A310 commença enfin à se vendre correctement, les ventes tripleront par exemple en 1977. Il s'en vendra au final 9276 exemplaires entre 1976 et 1984.

 

Miniature Record (1993)

 

Alpine A310 V6 Gr 4 1977

 

 L'A 310 V6 est apparue en compétition pour la première fois au Tour Auto de 1976. Elle prit la première place au rallye du Var et abandonna au rallye de Monte-Carlo. Elle disputa aussi le Tour de Corse 76 que JP Manzagol termina en 3ème position, tandis que Jean Ragnotti finit à la 4ème place avec une autre A310. Avec pour pilote Guy Fréquelin, l'écurie Alpine enleva en 1977 le titre de champion de France des rallyes. Encouragé par ses succès, la Régie proposa pour 1978 la fabrication d'une série limitée pour le Groupe IV. Elle avait un aspect extérieur très agressif mais connut un succès minime auprès des pilotes privés en raison de son coût élevé et de l'absence de modifications sur le moteur et la boîte. Malgré un palmarès national honorable, la voiture ne percera jamais au niveau international face aux redoutables Lancia Stratos.

 

Miniature 

 

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Alpine A310 V6 1981

 

 Le salon de Paris 1980 est l'occasion pour Renault de présenter son A310 phase 2. L'esthétique a été retouchée de façon sensible avec notamment des boucliers avant et arrières plus enveloppants et désormais noirs. Les ailes sont élargies afin de pouvoir monter les nouveaux pneus taille basse Michelin TRX associées aux jantes à ailettes provenant de la R5 Turbo. L'inscription Alpine Renault, jusqu'à présent moulée en creux sur l'aileron a disparu au profit d'un marquage adhésif apposé directement sur la carrosserie. On note aussi le fait que maintenant Renault apparaît en majuscule suivi d'Alpine en minuscule. La tenue de route est améliorée avec l'adoption du train arrière de la R5 Turbo. 

 

A l'automne 1981, la voiture recevra encore quelques changements avec notamment l'adoption d'un rétroviseur extérieur côté passager. Elle sera disponible jusqu'en 1984.

 

Miniature "Alpine et Renault Sportives / Hachette Collection" N°12 base Eligor (2007)

 

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Alpine A310 V6 Gendarmerie 1981

 

 En 1974, le ministère de la défense, puisque la gendarmerie dépend de l'armée , passe une commande à la marque Alpine de cinq A310 à injection pour les affecter à ses brigades rapides d'intervention, qui opèrent sur les autoroutes. Ce sont des voitures rapides, qui dépassent les 200 km/h et qui sont faciles à entretenir. Le choix s'était porté sur l'A310 car la gendarmerie devait se servir chez les constructeurs français et que les français proposaient peu de voitures de grand tourisme rapides à part la SM Citroën (mais trop compliquée à l'entretien et plus chère à l'achat).

La gendarmerie commandera ensuite en 1977 deux A310 V6 et la neuvième est achetée en 1981 (la miniature la reproduit). Elle bénéficie du second restyling de la gamme A310 avec des lignes latérales modernisées par de nouvelles jantes et des ailerons plus prononcés. Elle sera affectée au peloton d'Auxerre sur l'autoroute A6. Elle est conservée aujourd'hui par le ministère de la défense au titre de la "mémoire mécanique". Elle sera remplacée par une R21 Turbo.

 

Miniature Hachette Collection "Police et Gendarmerie" N° 14 base Norev (2005)

Gendarmerie

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Alpine A310 Gendarmerie

 

Miniature Norev (1996)

Gendarmerie

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Alpine A310 "André" Paris/Dakar 1981

 

Thierry Reverchon, chargé de l'intendance lors du 2ème Dakar,  souhaitait s'engager comme concurrent. Il choisit de s'engager à l'épreuve 1981 à bord d'une Peugeot 505 Proto. Seulement 1 mois avant le départ, la voiture fut détruite et le préparateur lui proposa alors une Alpine A310 (avec des roues de 505 quand même). Il s'agissait en réalité d'un buggy recarrossé équipé non pas du V6 mais d'un quatre cylindre, plus léger développant tout de même 180 ch. La place manquait à l'intérieur du fait notamment des deux réservoirs de R 20 placés derrière les sièges et qui occupait tout l'espace déjà réduit. Tout l'équipement s'est alors retrouvé sur le toit. Ce dernier dut être rehaussé de 15 cm car le pilote état trop grand et il ne tenait pas correctement dans la voiture. L'équipage ira de problèmes en problèmes jusqu'à l'abandon du fait d'une culasse poreuse qui venait à bout rapidement du joint de culasse. Il a été remplacé 3 fois avant que l'équipage ne décide d'abandonner.

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Miniature "La légende du Dakar / M6" N°33 base Norev (2007)

Rallye Raid

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Alpine A310 "André" Paris/Dakar 1981

 

La surélévation du toit de l'Alpine a valu à l'équipage quelques frayeurs. Lors de la rehausse du toit, une grille d'aération fut placée à l'arrière pour boucher le trou créé par la surélévation. Un problème apparut rapidement; toute la poussière entrait dans l'habitacle par cette fameuse grille et à force de s'accumuler, la poussière venait bloquer quotidiennement, en fin d'étape, la tringlerie des carburateurs Webber double corps.  L'accélérateur se retrouvait alors bloqué à fond. Thierry Reverchon n'avait donc comme seule solution que d'actionner le coupe-circuit à l'approche d'un obstacle, ce qui coupait les phares. Or généralement cela arrivait de nuit, ils n'y voyaient alors plus rien.

 

Miniature Miniroute Kit résine (1997)

Rallye Raid

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Alpine A 310 V6 Pack GT 1983

 

Proposée au catalogue début 1983, l'A310 Pack GT se reconnaît à sa robe bien plus agressive. Inspiré des A310 Gr IV, elle se pare d'ailes hypertrophiées reliées par des jupes latérales imposantes.  Les boucliers avant et arrière sont aussi spécifiques et un gros aileron en mousse synthétique, plus horizontal que celui de la version "normale" prend place sous la lunette arrière. On la dote aussi de jantes spécifiques en alliage de marque Elia. Côté motorisation , pas de changement, elle développe toujours 150 ch même si les suspensions ont été raffermies par de nouveaux amortisseurs. Environ 1800 à 2000 A310 Pack GT seront fabriquées en usine entre 1982 et 1984...

 

Miniature "Alpine et Renault Sportives / Hachette Collection" N°2 base Universal Hobbies (2007)

 

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Alpine A 310 V6 Pack GT 1986

 

... Ce pack GT figurait aussi au catalogue des options montables sur des A310 de base déjà vendues. On les distingue à leur type mine puisque les véritables A310 Pack GT sorties d'usine telles quelles sont de type "2700 VAA" alors que les autres gardent le type "2700 VA".

 

Conscient que l'Alpine manque un peu de puissance, Le Centre Alpine de Boulogne va aussi proposer pour le millésime 1984 une réelle évolution de l'A310 V6 avec l'A310 BOULOGNE. Ils vont remplacer le V6 d'origine par un Volvo dont la cylindrée est plus forte. Deux carburateurs triple corps sont ajoutés. La puissance grimpe alors à 193 Ch. Côté carrosserie, le Pack GT est bien-sûr monté, on les distingue toutefois à la présence de persiennes noires sur la lunette arrière. Cette version, produite à environ 26 exemplaires sera l'ultime évolution  de l'A310 avant son remplacement en 1985 par la GTA.

 

Miniature Universal Hobbies emballage Renault (2005)

 

 

Alpine V6 GT (1985-1990)

 

Avec la génération GTA, Renault avait placé le successeur de l'A310 à des prix inférieurs à ceux de ses concurrents directs (Porsche notamment).  Lancée au salon de Genève en février 1985 et commercialisée à l'automne, elle se décline en 2 versions proposées au catalogue. La V6 GT reprend le V6 atmo de 160 Ch de l'A 310. L'autre version, la V6 GT Turbo, qui fera le gros des ventes, reçoit pour sa part le V6 avec turbo compresseur pour délivrer 200 ch. Hélas, la finition et la présentation perfectibles, essentiellement à l'intérieur et une ligne qui parut un peu trop timide à l'époque, se soldèrent par un échec commercial de la génération GTA dont 7000 exemplaires environ furent assemblés. Et ni la version limitée Mille Miles, ni la série limitée "Le Mans", avec sa puissance en baisse, ne purent inverser la tendance.

 

Alpine V6 GT Europa Cup Modèle de Présentation 1985

 

Pendant 4 ans à partir de 1985, l'Europa Cup Renault Elf s'est déroulée avec des Alpine V6 Turbo Europa Cup dérivées de la V6 Turbo de série. Cette compétition se déroulait en ouverture des Grands Prix de Formule 1 et remplaçait le Renault 5 Turbo Cup. Renault avait fait le choix de la GTA en Europa Cup pour promouvoir sa nouvelle Alpine de série et redorer l'image de la marque, un peu ternie faute d'actualité sportive et de produits nouveaux.

 

La voiture est dévoilée au Salon de Paris 1984 dans une robe bicolore. Le N° 85 sur les portières reprenait l'année de la première course de la voiture. Ses jantes Gotti sont spécifiques. Elle disposent de 5 goujons au lieu des 4 du modèle de série et elles ont des ailettes censées faciliter le refroidissement des freins. On note aussi l'apparition de deux petites prises d'air dans le spoiler avant de part et d'autre de la grille centrale pour améliorer le refroidissement.

 

Elle est plus puissante, plus légère car dépouillée et aussi plus rare que la V6 Turbo de série. En effet 69 exemplaires seront produits. Ils délivreront jusqu'à 280 ch selon la préparation effectuée. La première course de l'Europa Cup aura lieu le 5 mai 1985 sur le circuit d'Imola. La GTA tirera sa révérence en 1989 pour laisser la place à la Renault 21 Turbo

 

Miniature "Alpine et Renault Sportives / Hachette Collection" N°11 base Norev (2007)

Formule de promotion

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Alpine V6 GT Europa Cup 1986

 

Elle sera pilotée par Jean Ragnotti.

 

Miniature Norev avec emballage Renault (2006)

Formule de promotion

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Alpine V6 GT Version USA 1986

 

Le projet d'une GTA version US date de fin 1983. Cette version est le moyen d'entrer à nouveau sur un marché américain rémunérateur, c'est aussi une occasion de compenser les résultats commerciaux de la voiture qui ne sont pas très bons en Europe. Alpine mise donc beaucoup sur le lancement aux USA, prévu pour mars 1987.

 

Il n'est pas possible de commercialiser la version européenne telle quelle du fait de normes très contraignantes et de goûts des clients très différents outre atlantique. Les modifications sont donc nombreuses. Outre un châssis renforcé pour satisfaire aux normes sécuritaires plus sévères, on note d'abord des phares rétractables car les phares en verre sont interdits. Les pare-chocs ensuite, sont plus longs car ils intègrent des absorbeurs d'énergie, la voiture gagne alors 13 cm. Sur le bouclier avant, la prise d'air est élargie pour assurer un meilleur refroidissement sous des températures plus élevées. Le becquet intègre un troisième feu stop et l'échappement gagne une deuxième sortie. Les jantes sont polies et vernies. Les amortisseurs enfin sont revus, faisant gagner à la voiture 12 mm en hauteur. L'intérieur est aussi adapté avec un compteur en miles, la climatisation de série, le régulateur de vitesse et les sièges réglables électriquement. Le moteur enfin perd 20 ch du fait de l'adoption d'un catalyseur pour pouvoir fonctionner au sans plomb. 

 

21 exemplaires de pré-série seront assemblés de juin à décembre 1986. Tout est prêt, jusqu'aux blocs en polystyrène destinés à protéger les boucliers lors du transport et alors qu'Alpine devait commencer une série de 500 modèles début 87, Renault décide brutalement d'arrêter l'expérience américaine qui s'est révélée catastrophique. La R18 se vend très mal (8000 voitures en 1982 contre 35000 prévues), Les Alliance en Encore (1982 et 1983) ont vu leurs ventes s'effondrer rapidement après un bon début du fait d'une qualité insuffisante. Renault vend donc sa filiale AMC en 1987, condamnant ainsi Alpine à abandonner le projet de commercialisation de la GTA aux USA.

 

La préparation de cette version n'aura toutefois pas été inutile puisqu'en 1988, Renault veut sortir un successeur à la GTA. Le nouveau modèle, l'A610, sera conçu à partir des travaux de la GTA US. Son châssis est dérivé du modèle américain avec un avant en tôle emboutie (au lieu d'un châssis tubulaire) pour garantir une meilleure stabilité à haute vitesse. Ses lignes aussi proviennent du modèle US comme en témoignent ses phares escamotables ou ses gros pare-chocs.

 

Miniature "Alpine et Renault Sportives / Hachette Collection" N°10 base Universal Hobbies (2007)

L'originalité de cette miniature vient entre autre du fait qu'elle était vendue avec les blocs de polystyrènes blancs pour le transport. une idée vraiment originale.

 

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Les exotiques

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Alpine V6 GT Mille Miles 1989

 

 En 1989, pour relancer les ventes et l’intérêt pour la marque, Alpine commercialise une série spéciale appelée "Mille Miles" limitée à 100 exemplaires. Ce modèle est important car il marque le retour au logo Alpine sur toute la gamme en lieu et place du losange. La "Mille Miles" se différencie de la série par une sellerie gris cendre, un habillage complet de la planche de bord avec un cuir noir, une teinte de peinture rouge spécifique et un stripping "Mille Miles" sur la partie gauche du capot. Côté mécanique, c’est le V6 turbo de 200 ch. qui équipe l’auto, on installe en outre des suspensions réglables et l'ABS de série.

 

Miniature "Renault Collection / M6" N°29 base Norev (2006)

 

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Alpine V6 GT Gendarmerie 1986

 

En partenariat depuis 1974 avec Alpine, la Gendarmerie commande en 1986 une Alpine V6 Gt pour intégrer les brigades rapides d'intervention d'autoroutes. Il s'agit de modèles de série équipés, dans les ateliers du Centre Technique de la Gendarmerie Nationale (CTGN), d'un système émetteur-récepteur radio et d'un petit gyrophare sur le toit. A noter que les véhicules étaient bleu métallisé et non pas bleu gendarmerie.

 

Miniature Hachette Collection "Police et Gendarmerie" N° 24 base Norev (2005)

Gendarmerie

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Alpine V6 GT Mille Miles 1989

 

 En 1989, pour relancer les ventes et l’intérêt pour la marque, Alpine commercialise une série spéciale appelée "Mille Miles" limitée à 100 exemplaires. Ce modèle est important car il marque le retour au logo Alpine sur toute la gamme en lieu et place du losange. La "Mille Miles" se différencie de la série par une sellerie gris cendre, un habillage complet de la planche de bord avec un cuir noir, une teinte de peinture rouge spécifique et un stripping "Mille Miles" sur la partie gauche du capot. Côté mécanique, c’est le V6 turbo de 200 ch. qui équipe l’auto, on installe en outre des suspensions réglables et l'ABS de série.

 

Miniature "Renault Collection / M6" N°29 base Norev (2006)

 

 

Alpine A 610 (1991-1995)

 

 Avec l'A610, Renault change donc de stratégie pour Alpine. . La nouvelle venue sera vendue plus chère, mais elle sera plus performante, plus docile, plus facile à conduire que la GTA, plus cossue et surtout mieux finie.  Il ne s’agit pourtant pas de créer un nouveau véhicule de toutes pièces mais de gommer les défauts de la GTA et de réaliser une vraie GT puissante digne de la marque dieppoise. Renault améliore alors le style de la V6 GT en en gardant grosso modo le profil (mêmes portières...) mais en retravaillant l'avant profondément. L'A610 aura par exemple des phares escamotables (idée reprise de la version à phares escamotables de la GTA étudiée pour les USA et jamais exportée). Attention toutefois, à part les vitres, on ne retrouve strictement aucune pièce de la GTA sur l’A610. Elle sera présentée au salon de Genève en mars 1991. Elle ne s'appelle plus Renault-Alpine mais Alpine pour essayer de redonner à Alpine son image de voitures sportives. 

Au bout de 6 mois de commercialisation, seuls une soixantaine d'exemplaires sont écoulés. Et comble, les Anglais et les Allemands apprécient plus notre coupé national que nos compatriotes ! Devant cet échec commercial, Renault profite des JO d'Albertville en Février 92 et de son partenariat pour commercialiser une série spéciale "Albertville 92" dont la présentation est spécifique et richement dotée, la teinte extérieure est le blanc glacier et la sellerie est en cuir clair. 2 exemplaires seront à vendre. 

En 1993, Renault fait un peu évoluer le modèle en le dotant notamment de nouvelles jantes que l'on retrouvera par la suite sur le Spider. Malheureusement, cette voiture ne trouvera jamais son public. En effet elle a été boudée des anciens alpinistes par ses choix techniques et son prix trop élevé au regard du niveau de finition proposé, en même temps, elle sera trop peu connue des clients de la concurrence. Alors que les précédents modèles s'écoulaient à raison d'un millier d'exemplaires par an, seulement 837 A610 verront le jour, en 4 années de fabrication. Renault décidera en 1995 d'en stopper la production. Cela signera aussi la fin d'Alpine qui sera remplacée par Renault Sport.

 

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Alpine A610 V6 1991

 

 Dernier modèle de la marque Alpine, sa production s'arrêtera en janvier 1995. Elle développait 250 ch et pouvait atteindre 265 km/h.

 

Miniature Alezan (1993)

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Alpine A610 Magny-Cours 1993

 

 Elle sera commercialisée pour commémorer les succès de Renault en F1 comme motoriste en 1992. Cette série limitée à 30 exemplaires dispose d'une présentation qui bizarrement ne reprend aucun code de la marque Alpine : point de bleu Alpine mais un vert foncé, y compris pour les jantes, une sellerie cuir noire, des sorties d'échappement chromées et une plaque numérotée. Elle avait une dotation des plus complètes mais pas de moteur V6 Turbo de 300 ch, il fallait se contenter des 250 del'A610 classique.

 

Miniature Norev avec emballage Renault (2006)

 

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Alpine A610 V6 1993

 

 En mars 1993, l'A610 reçoit de nouvelles jantes qui seront reprises par la suite sur le Spider

 

Miniature Renault Collection / M6 N°43 base Norev (2006)       

 

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