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directement aux miniatures
Conçue
secrètement, clandestinement pendant l'occupation allemande (même
à
l'insu
de
Louis
Renault
qui ne l'apprendra que fortuitement en tombant sur une maquette en bois du
moteur avant d'encourager la construction des 3
premiers prototypes)
pendant
la
guerre, le projet "quatre chevaux" s'inspirait au départ de la KdF
(Kraft durch Freude) ou coccinelle de Volkswagen découverte au salon de
Berlin au printemps 1939. Le but était alors de
développer pour l'après guerre une voiture de tourisme. Le premier
prototype 106-E1 à 2 portes ( Photo) fait sa première sortie nocturne en janvier
1943. Grâce à sa carrosserie autoportante qui allège son poids, le proto
atteint 85 km/h avec 4 personnes à son bord, les responsables du
projet. Cette quatre-places se singularisa aussi de toutes les précédentes
Renault par l'emplacement de sa mécanique, à l'arrière (une mode lancée
par la Coccinelle). A la fin de la guerre, lorsque Pierre Lefaucheux arrive aux commandes
de la nouvelles RNUR, il prend connaissance du projet et décide de
l'accélérer tout en exigeant une modification importante au nouveau proto,
4 portes, pour faciliter l'accès aux places arrières et ainsi mieux
satisfaire la clientèle visée. Lefaucheux devra alors encore convaincre l'Etat
qui à la fin de la guerre avait affecté à Renault la tâche de fabriquer
des camions et véhicules industriels et non des voitures.
Elle
sera finalement présentée en avant-première au réseau et aux journalistes
spécialisés le 26 septembre 1946 et officiellement au public au
salon
1946,
le
premier
de
l'après guerre. Elle ne
fait
d'abord
pas
l'unanimité
sur
sa
forme.
On
l'appelle
le
hanneton
ou
la
motte
de
beurre
(les
premiers
modèles
étaient
peints
en
jaune
sable
avec
les
stocks
de
peinture
récupérés
à
l'Afrika
Korps
de
Rommel).
Il
fallut attendre
un
an
pour
voir
sortir
les
premières
4
CV noires. Les travaux de reconstruction des usines ayant été gigantesques
- les bombardements de 1942 avaient détruit le site de Boulogne-Billancourt
- La voiture ne sera commercialisée que le 12
Août
1947. Les premières critiques cesseront alors car
son
habitabilité
et
sa
nervosité
étonneront
les
clients.
Elle aurait pu s'appeler Regina, Reginette, Regiquatre; un concours
d'imagination avait en effet été lancé en 1946 auprès du personnel des
services commerciaux afin de baptiser la nouvelle venue mais ce fut 4 CV qui
fut retenu car il fut jugé plus judicieux de mettre l'accent sur le segment
fiscal auquel appartenait la voiture, le moins cher pour le contribuable.
Le
succès
dépasse
les
espérances
de
Renault
qui
doit,
dès
1948,
cesser
la
fabrication
de
la
Juvaquatre
pour
faire
face
à
la
demande.
Elle
sera
la
première
voiture
française
à
dépasser
le
million
d'exemplaires
vendus.
Elle
sera
même
fabriquée
sous
licence
au
Japon
par
le
constructeur
de
poids
lourds
Hino
entre 1953 et 1958 à plus de 50000 unités avec conduite à droite. Elle
sera également exportée aux USA mais sans grand succès, le SAV ne suivant
pas.
Elle
évoluera peu tout au long de sa carrière. Les différences visuelles les
plus notoires concerneront notamment les roues, à l'origine avec 5 écrous
en périphérie de jante ou la calandre dont le nombre de barrettes variera,
6 barrettes au début puis 3 après le salon de Paris 1953. Renault
la
fabriquera
à
1.105.547
exemplaires jusqu'au 6 juillet 1961
(plus
que
la
production,
tous
modèles
confondus,
réalisée
du
vivant
de
Louis
Renault
qui
en
fit
construire
900.000
environ
entre
1899
et
1944).
Elle
concrétisera
le
rôle
de
constructeur
de
voiture
populaire
attribué
à
Renault
après
sa
nationalisation
et
incarnera
la
mobilité
retrouvée
pour
les
français
après-guerre.
Elle
sera
donc
à
la
fois
un
succès
commercial
mais
aussi
social
très
important.
Renault
fêtera
ses
50
ans
en
lui
dédiant
un
concept
car : la
Fiftie
.
Elle sera remplacée par la R4.
(Voir
les 16 Renault
4
CV
d'un
clic)
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Renault
4 CV R1060 - 1947
A
leur sortie, un module rectangulaire accueillait 3 minuscules feux
arrières peint de la teinte de la carrosserie. Il se plaçait au dessus
de la plaque de police. Il n'y avait donc aucun feu sur les ailes. La 4CV
n'en sera équipé qu'en 1950 avec deux phares pour les modèles
"luxe et grand luxe" et un seul phare sur l'aile arrière
gauche sur le modèle "affaire". Les
roues en étoiles à 5 boulons proviennent du prototype AFG Grégoire
étudié par Renault qui deviendra la prochaine Dyna Panhard. Ces roues
équiperont la 4CV jusqu'au millésime 1957. Les couleurs des début de
production (1948) étaient Beige ivoire ou jaune avec roues rouges ou
Noir avec roues jaunes.
Miniature
Altaya "Collection 4Cv Renault" N° 1 base Eligor (2007)
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4
CV 1947 Coffret Ile Seguin
L'usine
de l'Ile Seguin a été construite en 1928. Largement bombardée durant
la guerre, elle sera remise en état plusieurs fois puis commencera
la fabrication de la 4CV en 1947. Suivra celle de la R4 en 1960.
L'express y sera aussi fabriqué jusqu'à l'arrêt de l'usine en 1992. Ce
lieu aura marqué l'histoire de la lutte ouvrière puisque les grandes
avancées sociales y ont été obtenues à cet endroit. C'était la
vitrine sociale de l'Etat français et le symbole de la lutte pour le
syndicalisme.
Miniature
Norev faisant partie du coffret "Ile Seguin" composé d'une
Celtaquatre, une 4CV et une R4. Le coffret est accompagné d'une décor
de la façade de l'usine Renault de Billancourt. Le décor porte le N°
1299 sur une série limitée à 1500 exemplaires. Le tout est une
exclusivité du réseau Renault Boutique (2005)

Coffret
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4
CV
Renault
Service
Miniature
Eligor
(1994)
Renault
Assistance
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4
CV
Tour
de
France
1948
Miniature
Nationale 7 (1994)
Cyclisme
Médias
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4
CV "L'Equipe" Tour
de
France
1948
Miniature
Editions Atlas "La caravane du Tour de France" N°15 (2004)
Cyclisme
Médias
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4
CV 1950
Miniature
Altaya "Collection
Nos chères voitures d'antan N°1"
base
Ixo (2004)
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4
CV Raid Méditerranée-Le Cap R1062 - 1950
Le
28 décembre 1950, deux 4CV figurent au départ du 1er rallye Méditerranée-Le
Cap. Long de 15000 km, cette épreuve peut être couverte selon 6
itinéraires à parcourir en près de 50 jours. Parmi les 44 concurrents
engagés, on remarquera la forte présence de Renault qui voit les
perspectives offertes par les territoires africains de l'Union
Française. En effet La Régie engage un 1000 kg, un 5 tonnes, deux
Colorale et nos deux 4CV, les plus faibles cylindrées de tout le
plateau.
Pour
toute préparation, ces 4CV portant les N° 2 et 3 ont été dotées
d'une tôle isolant le réservoir d'essence, de grilles de protection
pour les phares et d'une galerie accueillant outillage, roues de secours
ainsi que deux plaques de désensablement.
En
dépit de gros doutes sur leurs chances de réussite, les 4 CV, presque
de série, rallieront sans grande difficulté l'arrivée pour atteindre
Le Cap le 23 février 1951. Le plus dur sera la traversée du Katanga
(Congo Berlge) et sa saleté de "potopoto", cette boue
rougeâtre et glissante qui fait perdre l'adhérence même aux meilleurs véhicules.
Renault terminera deuxième au classement par équipe derrière Delahaye.
Miniature
Altaya "Collection 4Cv Renault" N° 5 base Eligor (2008)
Rallye
raid
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4
CV Commerciale type R2071 "Rustines" Critérium du
Dauphiné Libéré 1951
Miniature
Altaya "Collection 4Cv Renault" N° 3 base Eligor (2007)
Cyclisme
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4
CV N° 50 Equipage Landon-Briat 24 Heures du Mans 1951
En
1951, Renault engage officiellement cinq 4 CV aux 24 Heures du Mans. Il
s'agit des nouvelles 1063 ( la 4 CV de série étant la "1062")
développées par l'atelier 153 dont 80 exemplaires ont été conçus et
destinés au service course de Renault et aux clients sportifs. Le moteur
développe alors 34 ch et divers organes (direction directe, freins,
barre antiroulis...) ont été modifiés pour améliorer son comportement
routier. Extérieurement, elle se distingue par sa carrosserie bleu
marine dépouillée de ses pare-chocs pour le gain de poids, ses ailes
avant découpées, ses deux projecteurs additionnels et son capot
attaché par des sangles en cuir. L'intérieur est dépouillé au maximum
aussi dans un souci de gain de poids.
Sur
la piste, les petites Renault tournent avec une régularité d'horloge et
après 22 heures de course, les 5 voitures officielles sont toujours en
course. C'est celle de Landon/Briat qui terminera la mieux classée parmi
les 5 engagées en finissant au 23 ème rang au scratch et premier de la
catégorie 501 à 750 cm3 en couvrant 2668 km à 111 km/h de
moyenne.
La
cocarde sur la porte signifie que cette voiture concourt dans la Coupe
Biennale. Peinte en bleu comme les quatre autres 4 CV présentes, celle de
Landon-Briat était facilement identifiable depuis les stands grâce à
la partie avant de l'aile droite peinte en blanc.
La
voiture participera la semaine suivante à une tout autre compétition,
le Rallye des Alpes avec à son volant toujours Landon mais copiloté
cette fois par Cousinier.
Miniature
Altaya "Collection
Les plus belles voitures des 24 Heures du Mans N°59"
base
Ixo (2006).
Miniature N° AA8700.
Endurance
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Barquette
4
CV Louis Rosier 1953
Le
pilote et concessionnaire Renault de Clermont-Ferrand Louis Rosier
conçut une berlinette sur la base de la 4 CV. Il confia un châssis nu
de 4 CV au carrossier de Turin, Motto, qui lui réalisa un coupé 2
places d'après ses plans. Il sera hélas trop cher pour pouvoir être
commercialisé. Il crée alors une version barquette destinée à la
course sur la base de la 4CV 1063. Cette dernière sera présentée
officiellement chez Renault en 1953 et participera aux 24 Heures du Mans.
L'équipage composé de Jean-Louis Rosier et Robert Schollemann termina
à la 23ème place du classement général. Elle fut la mieux classée
des 5 Renault 4CV et dérivées engagées cette année-là.
Miniature
Altaya "Collection 4Cv Renault" N° 3 base Eligor (2007)
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4
CV
découvrable Grand Luxe 1954
D'abord
présentée au salon de Paris 1948, Renault lance en 1950 une version découvrable avec une capote en toile qui
se roulait jusqu'au niveau du bouchon de radiateur. Elle était bâti sur
la base de la version Luxe reconnaissable à ses pare-chocs larges et ses
glaces avant coulissantes munies de déflecteurs. Elle
propose en plus des pneus à flancs blancs tandis que l'avant s'orne d'un
antibrouillard et d'un avertisseur chromé. Elle recevra comme les autres
modèles la nouvelle calandre à 3 moustaches lors du millésime 1954.
Elle sera disponible en deux coloris, rouge groseille et vert émeraude.
Sa production débutera en 1949, soit un an avant sa commercialisation
pour se terminer en août 1956 après 9518 exemplaires sortis de chaîne.
Miniature
Solido
(1995)
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4
CV 1954
Miniature
Solido
commercialisée
par
Hachette
(1999)
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Renault 4 CV Taxi de Tunis 1955
Miniature
Altaya "Collection les taxis du Monde
N°66"
base Ixo
(2004) Taxi
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Renault
4 CV Pie Police de Paris 1956
Entre
1954 et 1957, la préfecture de police parisienne commande 73 4 CV
dotées d'une mécanique optimisée développant 30 ch au lieu des 21 ch
de série et d'une batterie de 12 V capable d'alimenter les appareillages
radio embarqués. La porte avant est
largement échancrée pour permettre au policier de facilement sortir le
bras pour intimer l'ordre de s'arrêter à un automobiliste, les glaces
coulissantes du modèle de série n'étaient de ce point de vue pas
pratiques. La lunette arrière est quant à elle agrandie pour plus de
visibilité. Ces transformations seront effectuées au sein des ateliers
de la préfecture et non à l'usine de Billancourt.
Miniature
Altaya base Ixo
(2004) Police
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Renault
4 CV Police monégasque R 1062 1956
La
4CV de la police monégasque est identique à celle de Paris excepté la
couleur rouge, présente sur le drapeau monégasque, les armoiries sur
les portes arrières, le gyrophare orange énorme et le mot
"police" sur les pare-chocs.
Miniature
Altaya "Collection 4Cv Renault" N° 2 base Eligor (2007) Police
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Hino
Renault PA62 Taxi de Tokyo 1966
Hino,
constructeur japonais de camions, veut se lancer après la guerre dans
l'automobile mais souhaite un partenaire pour aborder ce secteur nouveau
pour lui. Cette firme passe alors un accord en 1953 avec Renault
pour que la marque japonaise fabrique et vende des 4 CV badgées Hino.
Strictement identiques lors des premiers millésimes (PA56), elles se
distingueront petit à petit du modèle français à partir de 1958 par des pare chocs renforcés
plus proéminents, une lunette arrière agrandie, une calandre
spécifique et la conduite à droite. Plusieurs versions de la Hino
furent fabriquées dont cette PA62 qui date logiquement de 1962 (elle
avait 21 Ch sous le capot). Le contrat prévu initialement devait
s'interrompre en 1960 mais de nouveaux accords permirent à Hino de
construire l'intégralité du véhicule jusqu'en 1966, soit 5 ans après
l'arrêt de production en France. Environ 500 000 Hino seront fabriqées.
Elle fut sélectionnée comme taxi à
partir des jeux olympiques de Tokyo à l'été 1964. Les caractères sur
la galerie signifient :"taxi"
Miniature
Altaya "Collection les taxis du Monde"
base Ixo
(2004) Taxi
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Renault
4CV décapotable type R1062 Ghia Jolly - 1961
Ghia
décida en 1961 de décoiffer le 4CV en proposant une version dite
"de plage" . Les sièges étaient en rotin abrités sous un
dais blanc à franges démontable. Derrière la banquette arrière, la
plateforme plane permettait d'installer les affaires de plage. De
nombreux éléments lui étaient spécifiques comme les enjoliveurs ou
les pare-chocs faits d'un tube chromé.
La
4CV Ghia Jolly préfigure la R4 Plein Air ( )
qui
sera lancée en 1968. Il ne sera toutefois plus question d'un véhicule
rare et sur mesure mais d'une auto de série.
Miniature
Altaya "Collection 4Cv Renault" N° 7 base Eligor (2008) Les
exotiques
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