Les records de vitesse          

Moins coûteux que la course, bien couverts par la presse et très appréciés du public, les records de vitesse en tout genre furent jusque dans les années 60 un bon moyen pour les constructeurs de démontrer leur supériorité technologique. Depuis ils sont tombés davantage dans la marginalité. Comme d'autres, Renault a tenté et réussit à décrocher quelques titres.

 

(Voir les 2 voitures des records de vitesse d'un clic)

 

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Renault 40 CV des records  juillet 1926

 

Dans les années 20, les records de vitesse sont très appréciés du public. Ils sont internationaux et très relayés par la presse. Louis Renault décide donc d'accepter la mise en place d'une campagne de records de vitesse en à un moment où Renault veut se développer à l'international.

 

La 40 CV est choisie. Elle se rendra une première fois sur le nouvel anneau de Montlhéry en 1925 pour tenter de battre le record de la plus longue distance accomplie en 24 heures. Renault y remportera le record du monde pour voitures de tourisme. Bentley fera mieux quelques mois plus tard. 

 

La firme au losange souhaitant récupérer son titre revient d'abord en février 1926 avant que ne soit retenté et gagné l'épreuve en juillet de la même année avec 4167,78 km parcourus en 24 heures soit 173,649 km/h de moyenne. 

 

Cette version est la plus aboutie des 40 CV des records. Les deux teintes de bleu correspondent aux deux matériaux employés pour la carrosserie : simple tôle pour la partie avant, cuir tendu tramé de toile sur l'habituelle structure de bois selon le procédé Weyman à l'arrière à la place de la tôle

 

Miniature "Renault Collection / M6" N°61 base Universal Hobbies (2007)

Avant 45

 

Renault Nervasport des records  avril 1934

 

La Nervasport est entièrement construite à Billancourt par "l'atelier 153" chargé des essais techniques de longue durée et des véhicules spéciaux. La voiture est conçue sur le châssis de série auquel on a adjoint une carrosserie spécialement profilée pour favoriser l'aérodynamisme. L'arrière est par exemple resserré pour former une dérive stabilisatrice. 

4 pilotes et des techniciens sont désignés pour se relayer toutes les 3 heures afin de dépasser les objectifs fixés : 48 heures à plus de 132 km/h. La Nervasport s'élance le 3 avril 1934 à 15 H 37. L'équipe triomphera 2 jours plus tard lorsqu'au bout de 48 h 3 mn et 14 secondes, la Nerva aura parcouru 8037 km à 167,4 km/h de moyenne. Renault détient alors le record du monde de la catégorie "3 à 5 litres" que Delahaye lui reprendra un mois plus tard.

 

Renault tentera alors le record des 72 heures avec une Vivasport le 11 août. Un accident aura lieu au bout de quelques heures causant la mort du pilote Georges Berthelon. Le Losange renoncera alors aux tentatives de record jusqu'en 1956.

 

Miniature 

Avant 45

 

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Etoile Filante 1956

 

Dans les années 50, la turbine est à la mode. Elle est utilisée dans l'aviation, une expérience de turbotrain est en cours de réalisation et ses promoteurs voudraient bien la développer dans l'automobile. Pour favoriser ce développement, le président de Turboméca rencontre Pierre Lefaucheux pour jeter les bases d'un projet commun : l'Etoile Filante.

 

Destinée à battre des records de vitesse absolue, très en vogue à l'époque, elle sera un moyen de conquérir de l'image outre-atlantique pour y soutenir les ventes de la Dauphine sans non plus se lancer dans un projet sportif trop lourd. Sa couleur bleu vif assortie aux "bretelles" blanc et rouge, devait évoquer d'ailleurs les couleurs françaises et américaines.

 

Le choix d'une voiture de record pour valoriser la turbine supprime le défaut majeur de cette technique : l'inertie, ce qui oblige à une anticipation des accélérations et des freinages, la puissance arrivant quelques secondes après l'avoir sollicité, et disparaissant quelques secondes après avoir décéléré. L'aérodynamique a été soignée d'où les roues carénées, le fuselage lisse; Le volant ne servait d'ailleurs pas à braquer mais devait permettre un guidage fin autour du point milieu. La stabilité à haute vitesse a aussi été travaillée avec les dérives caudales.

 

Après quelques gallots d'essais en Europe pour présenter le bolide (à Montlhéry, au Grand Prix de France à Reims puis à Monza), la voiture part pour les USA au Lac Salé de Bonneville en septembre 1956. La chaleur excessive le premier jour, néfaste à la turbine pénalise les performances. Jena Hébert, le pilote, atteint quand même 307 km/h. La météo est meilleure le lendemain mais c'est le chrono officiel qui tombe en panne empêchant d'entériner les 322 km/h atteints. Les 330 km/h espérés ne seront jamais obtenus. La voiture est tout de même championne du monde (dans la catégorie des voitures à turbine de moins de 1000 kg) avec 308,22 km/h, 68 km/h de plus que le record précédent détenu par Rover.

 

Elle démarrera ensuite sa campagne de promotion en commençant par le salon de Paris 1956. Un deuxième exemplaire, équipé d'une bulle fermée fera la tournée des salons outre-atlantique. Elle y est toujours chez un collectionneur mexicain mais la voiture est inutilisable. Celle du record, que reproduit la miniature a été restaurée par Renault en 1993.

 

Miniature "Renault Collection / M6" N°59 base Universal Hobbies (2007)

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