|
|
|
Toutes
les parties du globe n'ont pas les mêmes attentes concernant l'automobile. Certaines
zones du monde veulent des voitures compactes et puissantes, d'autres veulent
de grandes berlines confortables, d'autre encore veulent des monospaces quand
leur voisins ne jurent que par les voitures tri-corps.
Cela
a amené Renault à concevoir des voitures spécifiquement pour certains
marchés étrangers ou à recycler des modèles d'Europe en fin de vie pour
leur donner une deuxième naissance à l'autre bout du monde. La volonté du
constructeur est de s'adapter au mieux aux demandes locales.
(Voir
les 5 voitures exotiques d'un
clic)
|

|
Renault
4CV décapotable type R1062 Ghia Jolly - 1961
Ghia
décida en 1961 de décoiffer le 4CV en proposant une version dite
"de plage" . Les sièges étaient en rotin abrités sous un
dais blanc à franges démontable. Derrière la banquette arrière, la
plateforme plane permettait d'installer les affaires de plage. De
nombreux éléments lui étaient spécifiques comme les enjoliveurs ou
les pare-chocs faits d'un tube chromé.
La
4CV Ghia Jolly préfigure la R4 Plein Air ( )
qui
sera lancée en 1968. Il ne sera toutefois plus question d'un véhicule
rare et sur mesure mais d'une auto de série.
Miniature
Altaya "Collection 4Cv Renault" N° 7 base Eligor (2008) 4CV
|
|

|
Willys
Interlagos 1966
Pour
faciliter le développement de sa société, Jean Rédélé a rapidement
vendu des licences de fabrication de ses voitures dans plusieurs pays.
Elle s'appelleront Fasa en Espagne, Bulgaralpine en Bulgarie, Dinalpin au
Mexique et Willys Interlagos au Brésil.
Produite
de 1961 à 1967 par Willys Overland Do Brasil (le fabricant des
célèbres Jeep), cette version brésilienne de l'A108 fut dénommée
Interlagos, du nom de l'autodrome près de Sao Paulo, pour renforcer
l'image "nationale" de la voiture car en réalité, rien ne la
distingue de ses sœurs françaises à part l'absence du logo Alpine.
Willys propose l'Interlagos sous forme de berlinette, de coupé et de
cabriolet. Très vite, elle entame une carrière sportive du fait de ses
qualités d'agilité et de nervosité. Cette gamme connaîtra un beau
succès commercial qui ne se démentira pas. Pourtant,en 1967 Willys
Overland Do Brasil est racheté par Ford qui continuera la fabrication
des Jeep Willys mais stoppera net celle des Interlagos.
Environ
1500 voitures, tous modèles confondus, seront tout de même fabriqués au Brésil entre 1961 et
1967, soit plus de 6 fois celle des A108 en France.
Les
retombées financières de la licence brésilienne permettront en outre
à Jean Rédélé de monter un programme "Le Mans" pour 1963
pour lequel le M63 verra le jour.
Miniature
Hachette collection "Alpine et Renault sportives" N°8 base
Universal Hobbies (2007)
Alpine
|
 |
R
7 Siete 1975
C'est
Fasa-Renault, la filiale espagnole de la régie qui est à l'origine de
ce véhicule présenté au salon de Barcelone en 1975. En prenant pour
base la Renault 5 à 2 portes et hayon arrière, ils avaient développé
après beaucoup de modifications une berline 4 portes à coffre séparé.
Malgré le fait de vouloir une voiture économique, les espagnols
étaient en effet très attentifs au statut social que représente une
voiture et l'idée préconçue était qu'une vraie voiture devait
comporter 4 portes et un coffre (C'est toujours vrai aujourd'hui avec la
Logan dans les pays émergents). La
Renault 7 fut conçue exclusivement pour le marché espagnol, à tel
point que la Régie, au début, ne lui donna pas l'autorisation de la
nommer selon le système numérique en vigueur pour le reste de la gamme.
La voiture naquit donc sous le nom de "Renault Siete" écrit
sur le capot du coffre arrière. Ce n'est qu'en 1979 que lui fut
accordée la dénomination "7". Il s'en écoulera 240 000
exemplaires jusqu'à l'arrêt de la production en 1984. Elle
ne fut jamais vendue en France, toutefois, une partie de l'investissement
consacré à son outillage fut récupéré plus tard par la Régie pour
produire la R5 à cinq portes.
Miniature
Altaya Collection "Nos chères voitures d'Antan " N°62 base
Ixo (2007)
R5
|
|
Dacia
1300 Taxi de Bucarest 1980
1966,
Le nouveau président roumain Ceausescu veut lancer la production d'un
véhicule très bon marché à la portée de l'économie roumaine. Le
gouvernement français intervient alors pour que la Roumanie signe un
accord avec Renault, entreprise nationale. Ce sera chose faite en
septembre 1966. L'accord de licence porte alors sur la fabrication par
les roumains de la R8, appelée Dacia 100 et de la nouvelle R12 lancée
par Renault en 1969. Elle s'appellera alors Dacia 1300. Les autorités
roumaines avaient exigé qu'elles s'appellent Dacia, marque automobile
déjà bien connue dans le pays. Ces deux modèles de la R12 seront alors
présentés simultanément à Paris pour la R12 et à Bucarest pour la
Dacia 1300 . Petit à petit, les différences entre les deux jumelles apparurent
: La Dacia était pourvue de jantes spécifiques, de phares doubles avec
calandre différente, du bouchon de réservoir de carburant situé à
l'arrière à droite de la plaque d'immatriculation et non sur le côté.
L'accord avec Renault se termina en 1978 mais la fabrication de la Dacia
1300 continua à 100% en Roumanie. Différentes variantes furent ainsi
proposées, 1300 standard, 1301 destinée en exclusivité aux membres du
parti communiste, 1300 super, 1304 Pick-up, 1300 break.... Dacia, passé
sous le giron de Renault depuis 1999 fabrique encore à ce jour ce
modèle pour l'exportation vers les pays de l'est de l'Europe. Depuis
plus de 30 ans Ce modèle a été fabriqué à plus de 2 millions
d'exemplaires.
Concernant
les taxis, plusieurs compagnies se partagent le marché des taxis de
Bucarest. Chacune d'entre elles appose son nom sur les portières avant
et sur la partie supérieure du pare brise. La plus importante de ces
compagnies légales de Bucarest est aujourd'hui Perrozzi. Sa flotte est
composée exclusivement de Dacia. Sur le toit figure un panneau pyramidal
destiné à la publicité. Ici celle du magazine "Adevarul", le
premier titre en Roumanie.
Miniature
Altaya "Collection les taxis du Monde" base Ixo (2003)
R12
|
|

|
Alpine
V6 GT Version USA 1986
Le
projet d'une GTA version US date de fin 1983. Cette version est le moyen
d'entrer à nouveau sur un marché américain rémunérateur, c'est aussi
une occasion de compenser les résultats commerciaux de la voiture qui ne
sont pas très bons en Europe. Alpine mise donc beaucoup sur le lancement
aux USA, prévu pour mars 1987.
Il
n'est pas possible de commercialiser la version européenne telle quelle
du fait de normes très contraignantes et de goûts des clients très
différents outre atlantique.
Les modifications sont donc nombreuses. Outre un châssis renforcé pour
satisfaire aux normes sécuritaires plus sévères, on note d'abord des
phares rétractables car les phares en verre sont interdits. Les
pare-chocs ensuite, sont plus longs car ils intègrent des absorbeurs
d'énergie, la voiture gagne alors 13 cm. Sur le bouclier avant, la prise
d'air est élargie pour assurer un meilleur refroidissement sous des
températures plus élevées. Le becquet intègre un troisième feu stop
et l'échappement gagne une deuxième sortie. Les jantes sont polies et
vernies. Les amortisseurs enfin sont revus, faisant gagner à la voiture
12 mm en hauteur. L'intérieur est aussi adapté avec un compteur en
miles, la climatisation de série, le régulateur de vitesse et les
sièges réglables électriquement. Le moteur enfin perd 20 ch du fait de
l'adoption d'un catalyseur pour pouvoir fonctionner au sans plomb.
21
exemplaires de pré-série seront assemblés de juin à décembre 1986.
Tout est prêt, jusqu'aux blocs en polystyrène destinés à protéger
les boucliers lors du transport et alors qu'Alpine devait commencer une
série de 500 modèles début 87, Renault décide brutalement d'arrêter
l'expérience américaine qui s'est révélée catastrophique. La R18 se
vend très mal (8000 voitures en 1982 contre 35000 prévues), Les
Alliance en Encore (1982 et 1983) ont vu leurs ventes s'effondrer
rapidement après un bon début du fait d'une qualité insuffisante.
Renault vend donc sa filiale AMC en 1987, condamnant ainsi Alpine à
abandonner le projet de commercialisation de la GTA aux USA.
La
préparation de cette version n'aura toutefois pas été inutile
puisqu'en 1988, Renault veut sortir un successeur à la GTA. Le nouveau
modèle, l'A610, sera conçu à partir des travaux de la GTA US. Son
châssis est dérivé du modèle américain avec un avant en tôle
emboutie (au lieu d'un châssis tubulaire) pour garantir une meilleure
stabilité à haute vitesse. Ses lignes aussi proviennent du modèle US
comme en témoignent ses phares escamotables ou ses gros pare-chocs.
Miniature
"Alpine et Renault Sportives / Hachette Collection" N°10 base
Universal Hobbies (2007)
L'originalité
de cette miniature vient entre autre du fait qu'elle était vendue avec
les blocs de polystyrènes blancs pour le transport. une idée vraiment
originale.
Alpine
|
|
|
|
|
|

Haut
|
|
|
|
|
|
|